ARTICLE : HO CHI MINH & DELTA DU MEKONG

Xin chào ! (bonjour en vietnamien)

 

Nous sommes arrivés à Ho chi minh après une nuit passée à l’aéroport de Singapour à dormir sur les banquettes d’un restaurant.

 

Un ami d’Hugo, Jonathan, nous attendait avec son colocataire à la sortie de l’aéroport pour nous emmener chez lui dans la banlieue de la ville. Il vit avec deux colocs (français et allemand) dans une maison de deux étages avec une magnifique terrasse donnant sur des palmiers. Nous avons passé deux jours chez eux. Deux jours vraiment supers durant lesquels nous nous sommes posés et avons profité en découvrant les spécialités culinaires du Vietnam, en se faisant masser, nettoyer les oreilles en profondeur (avec des ustensiles assez effrayants même si le travail des femmes était très précis). Nous avons également pris un cours de yoga qui a mis en lumière notre total manque de souplesse, c’était bien marrant de voir toutes les positions que la prof et ses élèves pouvaient prendre alors que nous n’arrivions même pas à nous tenir correctement en position de bouddha assis !

Après les amis, place à la famille. La cousine d’Hugo, Gaëlle, et son copain, Jabier, nous ont rejoints à Ho Chi Minh. Nous avons logé là où la grand-mère de Gaëlle (qui est vietnamienne) a vécu. Il s’agit d’une maison dont la propriétaire loue les chambres, au sein d’une minuscule ruelle grouillante d’activité. C’était vraiment très sympa car sans aucun touristes. Nous avons alors assisté à de jolies scènes de vie se déroulant sur le pas des portes dans la pièce principale de la maison qui sert bien souvent de cuisine, de salon et de chambre.

Le lendemain de leur arrivée, nous avons visité les endroits plus touristiques de la ville comme le centre ville avec sa cathédrale, la poste, l’hôtel de ville et ses grandes avenues bordées d’arbres, témoignages de la colonisation française de 1858 à 1954. D’ailleurs, on y trouve du pain et du pâté ! Un des petits déjeuners courants est constitué de pain fourré d’une omelette assaisonnée et cuite devant nos yeux, délicieux !

C’est une ville pleine de charme où, bien que le trafic soit dense,  la majorité des gens circulent en scooter. Et si la route est trop encombrée,  ils roulent alors sur les trottoirs ! Donc la circulation reste fluide et il n’y a jamais de gros embouteillages comme à Bangkok.

Ce qui nous a le plus touché est la dimension historique de la ville, les lieux visités nous replongent dans nos vieux souvenirs sur la colonisation, la seconde guerre mondiale et surtout la guerre du Vietnam (de 1971 à 1976) et le contexte de la guerre froide qui l’entoure dans lequel les idéologies communistes (nord Vietnam avec l’oncle Ho Chi Minh) et libéralistes (sud Vietnam, occupation américaine pour lutter contre le communisme) s’affrontent. Toutes ces notions que nous avons étudiées, puis pour la plupart oubliées, refont surface. La visite des lieux de mémoire nous immerge dans cette histoire sombre, nous fait plonger au cœur de la guerre pour nous prendre aux tripes et surtout, nous prendre à témoin. Ça, c’est la plus belle leçon d’histoire que l’on peut recevoir, car c’est une leçon que l’on ne peut oublier une fois qu’on a vu, une fois qu’on a su.

Les principaux lieux sont le musée de la guerre (où s’enchainent, sur trois étages, les images des  atrocités commises par le camp américain comme les bombardements, les milliers de litres de produits toxiques répandus dont l’agent orange, une reconstitution de la prison de Phu Quoc où les pires tortures étaient perpétrées).

Le second lieu le plus saisissant est constitué des tunnels du Cu Chi d’où les résistants communistes vietcong ont mené un enfer à l’armée américaine. Ces tunnels vont de 3 à 6 mètres en dessous du sol et s’étendent du nord d’Ho Chi Minh jusqu’au Cambodge, soit sur environ 279 km ! Ils font 70 cm de large sur 90 cm de haut. Les entrées sont tellement petites et si bien dissimulées que, bien que les soldats américains se doutaient de l’existence de tunnels (ils voyaient les vietcong sortir de n’importe où dans la jungle et disparaitre instantanément), ils ne pouvaient y pénétrer avec leurs équipements.  La jungle dans laquelle la visite des tunnels s’effectue est truffée de cratères de bombes, de cadavre de tanks et surtout de pièges dans lesquels près de 10% des soldats américains auraient trouvé la mort. Il s’agit de « pièges à tigre » qui, lorsque l’on pose le pied sur le sol dévoilent un trou profond de quelques mètres dont le sol est tapissé de pics lesquels le soldat est embroché. Ces pics étaient en bambou ou en fer et étaient disséminés dans la jungle et à l’entrée des maisons.

Après ces visites historiques qui nous ont profondément marqué, nous avons repris des visites plus légères mais également intéressantes comme celle des marchés, des pagodes chinoises, ou du musée de la médecine traditionnelle.

Nous avons ensuite retrouvé le père d’Hugo, Christian, avant de descendre tous ensemble un peu plus au sud du Vietnam, vers le delta du Mékong où la grand-mère de Gaëlle habite désormais. Il a fallu nous rendre sur une petite ile perdue au milieu du fleuve. On y accède par un bateau qui fait la navette entre la rive et l’ile. Le paysage est authentique, vierge et tout simplement magnifique. Les retrouvailles de Gaëlle et sa grand-mère sont émouvantes, elle nous fait un peu visiter la famille sur l’ile puis un superbe jardin potager ou nous dégustons de délicieuses mangues vertes fraîchement cueillies.

Nous repartons ensuite un peu plus au sud du Mékong vers la ville de Can Tho. La ville est très agréable car au bord de l’eau, cela apporte un peu de fraicheur. Le lendemain de notre arrivée nous devons nous lever à 5h du matin pour une croisière sur le fleuve. Au programme, levé du soleil sur l’eau puis visite des marchés flottants. Le marché est constitué de bateaux-grossistes qui proposent aux bateaux-détaillants (plus petits) aussi bien des fruits que des légumes. Certains détaillants achètent pour leurs propres besoins, d’autres pour revendre aux paysans habitant dans les campagnes un peu plus isolées. Durant le trajet en bateau, nos conductrices de barque nous on confectionné des bracelets, des bagues et des fleurs en feuille de bananier, c’était trop beau ! Nous avons ensuite visité un petit bout de campagne bordant le Mékong. C’était une balade très agréable durant laquelle nous étions presque seuls (nous avons seulement croisé deux touristes) en compagnie de notre guide qui nous montrait les différentes espèces d’arbres et de fruits et des habitants locaux occupés aux tâches quotidiennes. Nous avons ensuite repris le bateau pour rentrer à l’hôtel. Cette croisière nous a vraiment beaucoup plu car vraiment reposante et dépaysante !

Le lendemain nous sommes allés au parc aquatique de la ville. Une grande partie du parc était fermée car elle tombait en ruine par manque d’entretien ! Il ne restait alors que deux piscines et un seul grand toboggan sur tous ceux qu’ils y avaient originellement ! On s’est bien amusés notamment sur le toboggan géant qui ne payait pas de mine comme ça mais qui en fait était plutôt impressionnant ! Seuls au milieu des vietnamiens, nous étions l’attraction principale pour eux et certains sont venus faire des photos avec nous 🙂 Ça fait du bien une journée décontraction 😉

La suite du voyage est l’ile tropicale de Phu Quoc que l’on rejoint après quelques heures de bus et deux heures et demi de bateau. Il est assez étrange de se retrouver sur cette ile paradisiaque qui était en fait le siège de la prison américaine où les pires tortures étaient perpétrées. De plus, l’ile n’est pas encore industrialisée mais ça ne saurait tarder. Nous avons loué des scooters pendant deux jours pour la visiter et, comme l’a dit Hugo, le plan de l’ile récupéré à l’hotel présentait en fait les routes de l’ile qui seront construites d’ici cinq ans ah ah car pour l’instant les routes sont soit en chantier, soit il s’agit de chemins de terre très chaotiques ! Il faut vraiment visiter cette ile magnifique maintenant, avant qu’elle ne devienne trop touristique et que de nombreux resorts soient construits sur les bords de mer. Pour l’instant, les côtes de l’ile sont vierges et tu te baignes seul sur des plages de sables fin longues de plusieurs kilomètres, c’est fabuleux. L’eau y est en plus vraiment très chaude !

Nous avons également visité un élevage de perles. C’était très intéressant. L’éleveur nous a appris que seules deux pour cent des perles se forment de manière naturelle (c’est-à-dire avec la présence d’un grain de sable dans l’huitre) et qu’elles ne sont pas régulières. Aussi, les éleveurs placent artificiellement des petites perles en plastique à l’intérieur des huitres. Cela dérange l’huitre qui produit une substance pour se protéger, comme l’œil qui attrape une poussière fabrique une larme pour l’en extraire, c’est cette substance qui va former la perle. Il faut 5 à 6 ans pour former une perle d’un diamètre suffisant. Les perles peuvent être blanches, roses, jaunes, vertes, violettes, gris clair ou anthracite. L’éleveur ne peut connaitre la couleur de la perle avant d’ouvrir l’huitre. Après avoir récolté la perle, l’huitre peut soit être mangée soit une autre perle en plastique peut être introduite pour fabriquer une nouvelle perle. Une même coquille peut être utilisée jusqu’à trois fois pour produire des perles ! Après ces explications nous avons visité la très belle boutique où les perles travaillées sont exposées. Marine n’a pas résisté et a acheté une jolie paire de boucles d’oreilles. Cela fait un très beau souvenir de cette superbe ile que nous avons pu découvrir tous ensemble !

Après Phu Quoc, nous sommes allés à Ha Tien afin de passer la frontière terrestre avec le Cambodge. C’est deux semaines nous ont énormément plus mais dans l’ensemble on a quand même regretté  que beaucoup de lieux au Vietnam du sud soient pollués par les habitants qui jettent tout par terre.

Chào ! (Au revoir en vietnamien)

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4 thoughts on “ARTICLE : HO CHI MINH & DELTA DU MEKONG

  1. Coline
    21 mars 2013 at 21 h 35 min

    Ca faisait longtemps que je n’étais pas allée sur votre blog, et j’ai pu découvrir toutes les améliorations… Bravo à vous deux, c’est un boulot magnifique ! Merci de nous permettre de suivre d’aussi près votre aventure.

    Le diapo avec les photos du soldat américain m’a donné des frissons… ainsi que la vidéo de Hugo mangeant les insectes !!! Je l’ai regardée avec un peu de retard. Quelle témérité ! moi j’aurais été comme Marine : derrière la caméra, pas devant l’assiette !

    Plein de belles choses à vous deux,
    Prenez soin de vous, et vivez votre voyage à fond !

    Des bisous.

    1. admin
      24 mars 2013 at 10 h 39 min

      Coucou Coline !!!!
      Merci pour ton message ça me fait super plaisir que tu consultes notre blog! Ca nous donne beaucoup de travail mais ça nous fait chaud au coeur quand on voit les commentaires. J’espère que toi ça va bien et que tu avances dans la construction de ton film. Donne moi des nouvelles. Je pense à toi gros bisous!

      1. Coline
        28 mars 2013 at 20 h 46 min

        J’imagine le travail que ça représente !! Quand tu me parlais d’un blog, j’étais à mille lieues d’imaginer que ce serait quelque chose d’aussi abouti ! Grâce à cela, on partage votre lumière, votre goût de l’aventure, votre émerveillement, et je peux te dire que ça fait du bien 🙂 !!!

        Première projection de « Être ou ne pas être un Goonie » samedi, et début officiel de la préparation de « Dans les pas de Daniel » dimanche 🙂 ! On ne chôme pas, on ne chôme pas 😉 !

        Plein de bisous à vous deux, prenez soin de vous et AMUSEZ-VOUS !

        PS : Super, les photos du parc aquatique !

      2. admin
        4 avril 2013 at 17 h 52 min

        Tant mieux que le blog te plaise c’est super!! J’avoue que j’en suis aussi trop contente je le trouve vraiment très beau, c’est Hugo qui gère tout ça et franchement chapeau! Merci pour le lien vers ton film je le regarderai avec plaisir 🙂 et bon courage pour la préparation de ton nouveau film!! GRos bisous!!!!!
        PS: oui c’est horrible la vie de ces cochons ça m’a trop choqué aussi lol

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