ARTICLE : BOLIVIE



Holà amigos!

Nous sommes restés 6 semaines en Bolivie, un record sachant qu’en moyenne dans notre voyage nous avons passé trois semaines dans chaque pays (sauf pour l’Australie ou nous avons également passé 6 semaines).

Nous avons remonté la Bolivie du sud au nord en arrivant par la frontière terrestre avec l’Argentine.  Notre première destination était la ville de Tupiza, pas loin de la frontière, lieu conseillé par les voyageurs afin de débuter un tour de 4 jours en 4X4 à travers la région du Sud Lipez jusqu’au Salar d’Uyuni. De cette manière, la beauté des paysages augmente chaque jour en intensité pour finir en apothéose avec le plus grand désert de sel au monde.

Au début du tour, il s’agit essentiellement de formations rocheuses taillées par l’érosion du vent et de la pluie dans un décor de montagne dénudé. On monte ensuite en altitude (jusqu’à 5 000 mètres) pour découvrir des lagunes multicolores (bleu turquoise, verte et même rouge  en raison des micro-algues présentes dans l’eau!). On traverse  aussi un désert magnifique, justement appelé désert Dali en raison de ses diverses couleurs et formations rocheuses extravagantes, c’est enchanteur !

On passe également près d’une région volcanique pour voir des geysers parmi les plus hauts au monde. On se baigne dans une source d’eau chaude naturelle avec vue sur une lagune magnifique où vivent des flamands roses. Ces oiseaux se retrouvent partout dans les diverses lagunes : c’est magique de pouvoir rester à les observer d’aussi près dans un tel décor.

L’avant-dernier jour, nous arrivons à la nuit tombée au désert de sel du Salar d’Uyuni (afin de pouvoir le découvrir véritablement le lendemain au lever du soleil). Ce soir là nous dormons dans un hôtel de sel. L’expérience est incroyable, le sol est en cristaux de sel, de même que les murs, les tables et le sommier du lit ! Le lendemain, levé à 5 heures pour nous rendre sur l’Ile aux cactus depuis laquelle nous assistons au lever du soleil. La lumière est incroyable et nous adorons voir se dévoiler peu à peu cette immense étendue blanche, comme si nous étions au milieu des nuages.

Au loin, on aperçoit le volcan Tunupa dominant le Salar, que nous nous apprêtons à escalader. Nous nous y dirigeons juste après le petit déjeuner. Ça grimpe sec et le soleil tape déjà fort en milieu de matinée mais après une heure et demie d’ascension on arrive enfin au « mirador » donnant sur le magnifique cratère coloré! Derrière nous se révèle toute l’étendue du Salar mise en valeur par le jeu des nuages qui se reflètent dessus.

Après ces 4 jours extraordinaires passés avec Katie et Gearoid nos amis irlandais, Jorge notre chauffeur (plutôt pilote de F1 d’ailleurs) et Augustina notre cuisinière, nous prenons le chemin de la  de la ville de Potosi après un passage par celle d’Uyuni (sans intérêt).

Potosi est située à 4000 mètres d’altitude et connue pour ses « mines de l’enfer ». A l’époque de la colonisation espagnole, elle était l’une des villes les plus riches et les plus importantes au monde. En effet, en raison du minerai d’argent et des métaux précieux extraits de ses mines (à partir du 15ème siècle), la monnaie espagnole était frappée dans cette ville avant d’être acheminée en Europe. La quantité de minerai d’argent contenue dans cette mine faisait de la Couronne d’Espagne un des pays les plus puissants et riche d’Europe. Il est d’ailleurs possible d’y visiter le Palais de la Monnaie afin de découvrir tout le processus de fabrication de ces pièces, c’est vraiment intéressant. Témoin de ce passé glorieux, le centre ville dispose de vieux beaux bâtiments à l’architecture européenne plutôt rares en Amérique Latine, habités à l’époque par les riches expatriés espagnols.

Aujourd’hui, le centre ville demeure très beau et plein de vie. Chaque jour nous retrouvions notre vendeur de jus d’orange fraichement pressé dans la rue. Des animations rythment la vie de ses habitants (défilé d’élèves pour l’anniversaire d’une école, journée de la solidarité…). La nuit, la ville s’illumine et se retrouve magnifiquement mise en valeur.

 Actuellement, l’économie de la région tourne essentiellement autour de l’activité de la mine, aussi bien par le travail qu’elle fournit aux mineurs qu’au niveau du tourisme. Cependant, il s’agit d’un équilibre précaire car celle-ci a tellement été exploitée pendant plus de 500 ans que ses réserves s’amenuisent. Selon un des mineurs rencontrés, dans maximum 10 ans plus rien ne pourra plus être extrait de la montagne, déjà de nombre de galeries ont été fermées car elles ne sont plus productives.

Nous avons pris un tour, réalisé par un ancien mineur, pour descendre dans une de ces galeries et prendre conscience de la dureté de ce métier. Les conditions de travail sont quasi inhumaines. L’espérance de vie de ces mineurs est faible. Elle est comprise entre 20 et 25 ans. Les plus jeunes d’entre eux ont 13/14 ans. Ils touchen environ 100 bolivianos par jour (soit environ 10 euros) ce qui est mieux que le salaire moyen en ville. Cela leur permet de payer des études à leur enfant.

 

Le tour permet de les aider un peu dans la mesure où l’argent déboursé va à des coopératives de mineurs et qu’avant d’entrer dans la mine on achète des feuilles de coca, des boissons et de la dynamite afin de les offrir aux mineurs rencontrés au cours de la visite.

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Une journée de travail dure 10 heures. Pour tenir, les mineurs n’ont d’autre choix que de mâcher des feuilles de coca. Cette « drogue » leur permet de repousser les limites de la fatigue et d’atténuer la sensation de faim et de soif (car ils ne mangent pas de la journée afin de ne pas absorber les substances toxiques qu’ils inhalent déjà). Il fait une chaleur étouffante dans la mine qui ne possède que très peu d’aération. L’eau de pluie s’infiltrant dans les parois,  les mineurs peuvent travailler les pieds dans la boue. Enfin, les galeries sont parfois si étroites qu’on doit s’accroupir voire ramper pour se déplacer.

Les mineurs cherchent des fils d’argent et de zinc dans la roche. Il faut de la dynamite pour en extraire ces minerais. Les explosions sont déclenchées en fin de journée pour laisser le temps à la poussière de se dissiper. Le lendemain, le mineur vérifie d’abord que la paroi n’est pas friable avant de commencer le tri entre les métaux précieux et les gravats.

Au fil des siècles, la montagne est devenue un véritable gruyère sujet à de nombreux éboulements (environ un par mois d’après notre guide et même plus en saison des pluies). Au sein des mines, il existe une divinité. Chaque semaine, on lui apporte des offrandes (de l’alcool, des cigarettes, des feuilles de coca) afin d’avoir de la chance, de trouver des minerais et de ne pas avoir d’accidents.

Après Potosi, nous nous sommes rendus dans la ville de Sucre, capitale officielle du pays bien qu’aujourd’hui les pouvoirs exécutif et législatif ainsi que les ambassades se trouvent à La Paz suite à une guerre civile il y a de cela plus d’un siècle. C’est souvent la ville bolivienne préférée des voyageurs en raison de sa taille humaine, de son climat (on redescend à environ 2000m) ainsi que de son architecture (bâtiments blancs coloniaux). Nous avons profité de nos deux semaines à Sucre pour prendre des cours d’espagnol. Hugo a également joué au basket avec l’équipe locale !

P1060962 (Copier)Autour de la ville, on peut effectuer diverses randonnées. L’une d’elle nous amène sur le Chemin de l’Inca, l’ancienne route commerciale qui traversait l’Empire Inca de la Colombie jusqu’au nord du Chili. Une autre nous permet de découvrir des empreintes fossilisées de dinosaures. Certaines empreintes rappellent celles d’un tyrannosaure et d’autres d’un genre de diplodocus. C’est un véritable rêve d’enfance ! Et tous les dimanches, il est possible de se rendre au marché très coloré de Tarabucco où se retrouvent les ethnies de la région en costumes traditionnels.

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Nous nous sommes ensuite rendus à La Paz située à environ 3800 mètres. Après quelques jours pour nous réhabituer à l’altitude, nous avons tenté l’ascension du Huayna Potosi. Cette montagne est connue comme étant l’un des 6000 mètres les plus accessibles au monde (6088 mètres plus précisément). Nous nous sommes rapidement aperçus que « accessible » ne signifie pas facile comme pouvaient nous laisser croire les témoignages de voyageurs rencontrés sur la route.

Pour décrire un peu le déroulement de cette ascension, le tour se passe en trois jours.

Le premier jour, on va à l’agence pour choisir notre équipement de montagne (pantalon, veste, chaussures, gants, piolet, baudrier). Ensuite on monte au premier refuge à 4625 mètres, un « petit Mont Blanc ».  L’après-midi, on va jusqu’au début du glacier le plus proche à 1h de marche. L’objectif est d’apprendre à utiliser notre équipement spécifique (piolet, chaussures à crampons, baudrier). Pour cela, on s’entraine à monter et à descendre des pentes raides complètement gelées et à escalader un mur de glace à 90°. C’est physique mais divertissant et a priori le parcours jusqu’au sommet ne sera pas aussi technique…

Le deuxième jour, on part après le déjeuner jusqu’au second refuge, beaucoup plus basique, à 5500 mètres. La difficulté réside dans le fait que nous devons porter avec nous notre matériel ce qui doit bien peser au total une dizaine de kilos. Le chemin passe par des routes de terre, des pans de montagnes écroulés où on doit crapahuter au milieu des pierres, et à la fin par des pentes enneigées. Tout cela se déroule au milieu d’un décor de montagne magnifique. Le trajet devait durer 3h, il durera 4h pour Marine et moi car malheureusement Marine a été prise de vertige, rendant l’ascension beaucoup plus difficile et épuisante pour elle.

On arrive donc au refuge vers 16h30, nous mangeons tous à 17h, assistons à un magnifique coucher de soleil, et allons nous coucher à 18h car nous nous levons à minuit pour partir vers le sommet vers 1h du matin. Au moment du départ, nous sommes répartis par groupe de deux avant d’être encordés avec notre guide. Hugo a un guide pour lui tout seul car Marine décide de rester au refuge épuisée par la veille et sachant que le reste du chemin jusqu’au sommet va être encore plus dur et plus vertigineux. Pour elle, c’était pratiquement la première fois qu’elle allait en montagne et elle était contente d’avoir atteint 5500 mètres même si elle était déçue de ne pas tenter l’ascension finale, trop dangereux compte tenu de son vertige.

Il faut partir dans la neige tout équipé, avec le baudrier, les chaussures à crampons et le piolet, qui sert au début essentiellement de bâton de marche. Le sac à dos contient de l’eau (en altitude il faut boire beaucoup), du chocolat, l’appareil photo et des feuilles de coca qui sont très utiles pour lutter contre le mal d’altitude.

C’est la nuit totale, les étoiles sont voilées par des nuages, il ne fait pas trop froid car nous sommes bien équipés, tout autour on voit seulement les lumières des lampes frontales des autres groupes devant ou derrière. L’écart entre les groupes se creuse au fur et à mesure de la montée. Hugo n’est pas inquiet car les guides connaissent très bien le trajet, mais est très excité à l’idée d’atteindre le sommet et fait de son mieux pour économiser ses forces car à cette altitude l’air se raréfie, on est donc plus vite essoufflé. A chaque pause il faut boire de l’eau, manger du chocolat et, si on veut, mâcher quelques feuilles de coca.

La montée dure 4h30 environ, elle est de plus en plus difficile notamment parce qu’au cours de la dernière heure, les passages les plus techniques apparaissent avec deux murs presque à la verticale qu’il faut grimper grâce au piolet et aux chaussures à crampons. Suit une corniche de 50 mètres de long mais seulement 20 cm de large qui monte directement jusqu’au sommet avec à côté le vide qui commence à apparaitre à l’approche du lever du jour.

Finalement, l’arrivée au sommet est exceptionnelle, tous ceux qui ont réussi à l’atteindre sont regroupés sur une plateforme de 2m carré, le sourire aux lèvres. Le soleil se lève doucement faisant apparaitre les sommets des autres montagnes au dessus d’un tapis de nuage.

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Au bout de 15 minutes, il est déjà temps de redescendre car avec le soleil, la neige devient plus molle, augmentant ainsi le risque d’avalanche. Sur le retour, on s’aperçoit des crevasses et des corniches traversées dans le noir à l’aller.

De retour au refuge, nous nous retrouvons, heureux et soulagés. On doit rapidement faire nos sacs pour redescendre au premier refuge où nous attend un repas bien chaud et notre navette jusqu’à La Paz. Cette dernière descente est particulièrement épuisante en raison du poids du sac et de la fatigue accumulée.

Au final, il s’agit d’une expérience incroyable, un des moments les plus forts de notre voyage, aussi une des épreuves les plus épuisantes de notre vie et Hugo ressent une grande fierté d’avoir atteint le sommet à plus de 6000 mètres (et Marine d’avoir atteint le dernier refuge à bouts de forces lol) !

Après une journée de repos, nous avons descendu la Route de la mort ! Il s’agit d’une descente à VTT de 60 km en 4h. Les 20 premiers kilomètres sont asphaltés. On peut alors vraiment s’éclater à prendre de la vitesse. Les 40 kilomètres suivants se déroulent sur une route de terre et de cailloux étroite et sinueuse rendue boueuse et glissante par la pluie battante. D’un côté il y a la falaise, de l’autre le précipice. Lorsqu’on croise une voiture qui monte nous devons nous mettre côté précipice. Des traversons également des cascades qui tombent directement sur la route. La dernière partie de la route est moins accidentée, du coup on a pu s’amuser à faire des courses! Au-delà du côté amusant de la descente, ce qui rend exceptionnelle cette route ce sont ses paysages. On part à 4.600m altitude, il fait froid, il y a de la brume et quasiment pas de végétation. A l’arrivée, on est en dessous des 2000m, c’est la jungle, il fait chaud et le ciel est dégagé. C’était une très belle journée.

Nous avons également fait une après midi quad dans la Vallée de la Lune à côté de La Paz ! On a vraiment apprécié (plus pour l’expérience de conduire un quad sur de supers pentes que pour les paysages qui n’étaient pas non plus magnifiques).

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P1080028 (Copier)Notre dernière étape en Bolivie est la forêt amazonienne ! Nous nous sommes donc dirigés vers Rurrenabaque, une petite ville à l’orée de la jungle.  Pour nous y rendre nous avons pris un petit avion militaire à hélice.  Nous n’étions jamais montés dans ce genre d’appareil et espérons honnêtement ne plus y remonter. Le trajet, heureusement court, était très mouvementé et les hélices faisaient un vacarme d’enfer. En revanche, la vue du ciel d’abord des Andes puis de la forêt vierge est absolument splendide ! A l’arrivée, la petite ville de Rurrenabaque apparait être très agréable. Il y fait beau et chaud et nous avons pu ressortir les shorts et les débardeurs…ainsi que la crème anti-moustique.

Très rapidement nous avons réservé un tour de 5 jours dans la jungle et la pampa avec une agence éco-responsable n’employant que des habitants de communautés locales vivant dans la jungle. Ce séjour restera comme l’un des plus mémorables de notre voyage ! Nous avons d’abord passé 3 jours dans la jungle. Notre lodge était à 3h de barque à moteur. Le lieu est superbe et s’insère parfaitement dans le décor alentour. De là nous partons en excursion avec Luis, notre perle rare de guide. Né et élevé dans la jungle, il la connait comme sa poche. Grâce à lui, nous avons vécu une véritable immersion dans cet univers. Les mots manquent pour décrire l’expérience vécue et le savoir transmis. Il nous a appris tellement de choses sur les plantes, les animaux et de manière plus générale sur le cycle de la vie où tout est parfaitement organisé. Pour ne donner qu’un seul exemple, le jaguar va s’attaquer aux cochons sauvages plus âgés ou malades, donc plus lents et faibles, empêchant ainsi la transmission de maladies au sein de la horde.

Marcher dans la jungle est assez épuisant. Il fait très lourd et humide, la végétation est dense et les moustiques jamais loin. De plus, il faut être attentif à tout ou presque comme ne pas marcher sur un serpent, une tarentule ou encore s’appuyer sur des arbres recouverts d’épines (venimeuses ou pas) ou remplis de fourmis de feu dont la morsure, semblable à la piqure d’une abeille, est douloureuse (Hugo en a fait les frais).

Au cours de ces trois jours, nous avons poursuivi des cochons sauvages, admiré de grands haras rouges dans leurs nids ou encore croisé des traces de jaguar et de tapir. Nous avons également pêché dans le fleuve de gros poissons-chat mangés le soir même. Délicieux ! Une nuit, nous sommes sortis écouter les bruits de la forêt et observer les tarentules qui sont des animaux nocturnes avant de dormir sous une tente. Le lendemain, nous avons construit un radeau pour redescendre le fleuve jusqu’à notre lodge et fabriquer des bijoux artisanaux avec des graines récoltées dans la forêt.

P1080648 (Copier)Après la jungle nous sommes partis avec notre guide Luis dans la pampa pour 2 jours. La pampa est à la lisière de la forêt amazonienne. La végétation y est moins dense, il est donc plus facile d’observer des animaux. C’était aussi plus reposant car on a passé l’essentiel de notre temps à nous déplacer en barque sur les canaux. Au final, on a eu l’opportunité d’observer diverses espèces de singes, d’oiseaux (oiseaux du Paradis, martins pêcheurs géants, hérons…), des capibaras (les plus gros rongeurs au monde de la taille d’un gros chien) ou encore des dauphins d’eau douce de couleur rose qui jouaient dans le sillage de la barque ou avec les balles qu’on leur lançait. Un soir, alors qu’on rentrait après le coucher du soleil, on éclairait les berges avec nos lampes frontales. La lumière reflétait les yeux rouges des caïmans cachés dans les broussailles. Il y en avait partout autour de nous… ! Avant de repartir de la pampa, on a essayé de pêcher des piranhas mais sans succès ils étaient trop vifs !

De retour à Rurrenabaque, il est temps de prendre notre vol retour pour La Paz puis de nous diriger vers notre prochaine destination, les îles Galapagos !! Notre séjour en Bolivie restera inoubliable ! Il s’agit de l’un de nos pays préférés en raison de la variété de ses paysages plus extraordinaires les uns que les autres, des expériences vécues incroyables, de ses habitants aux costumes traditionnels colorés. De plus, la vie là-bas n’est vraiment pas chère. Nous ne pouvons que recommander ce pays.

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One thought on “ARTICLE : BOLIVIE

  1. 11 décembre 2013 at 22 h 56 min

    Superbe article ! Un régal 🙂

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